L'école de la vie est réaliser l'énergie libre du cœur: l'amour inconditionnel.
Elle vient visible par la fraternité universelle et sa concrétisation dans la paix.
Elle se réalise par un état de croissance continue de solidarité, en concret: par la création de relations autentiques, libres et créatives entre nous.
Cet état va au-delà de toutes les étiquettes et organisations qui peuvent nous séparer par leurs visions, aussi valables qu'elles soient.
Elle implique de valoriser tout dans la perfection de l'ensemble.
C'est un travail dynamique de synthèse.

vendredi 21 octobre 2011

Partie 2/2 Les fondements de la tolérance

L'énergie de la tolérance est basée sur quatre aspects fondamentaux:

1। Le respect pour la liberté des autres, est en concret l’aspect spatial et le plus physique et pratique. Il est l'application du principe d'égalité. Suppose à interagir d'égal à égal avec les autres dans le même espace.
Nous avons besoin de compartir ou partager (synchronisation). Comme principe de base de l'interactivité cela signifie que nous faisons l’échange entre deux parties, maîtrisant l’estime de soi mutuellement, sachant les limites et les excès de soi-même pour venir à la hauteur de l'autre. L'égalité est effectivement respecter l’autre au-dessus de toute limitation de facto, de désir, d'opinion ou de conscience. C’est la première expression concrète de l'amour inconditionnel.
En cas de domination d'une personnalité à l'autre. Qui faire ? Faire la distance appropriée afin de ne pas être soumis, montrant, selon ses capacités et conscience, le chemin de l’enrichissement collective. Le partage est la base de la véritable abondance. En effet, l'abondance est une qualité collective. La satisfaction est seulement individuelle temporaire et limitée et conduit à l'intolérance par ce qui manque aux autres et il manque toujours quelque chose à soi-même..

2. La capacité de supporter une énergie différente à celle que nous avons intégrée en nous-mêmes. Notre aptitude à supporter différences ou éléments étranger à soi, est l'aspect temporel de notre tolérance. C’est l'ensemble de nos conditionnements qui évoluent. C’est l'aspect du principe de la liberté, réalisée en nous. Nous l’utilisons comme paramètre de sensibilité envers l'autre. Il suppose pouvoir nous couper de nos réactions automatiques ou aveugles.

Cela nécessite la convivience (synchrones). L'interactivité, pour être vraie, suppose la confrontation de la libre expression des deux parties, maîtrisant nos émotions. En effet, la liberté d'expression n'est pas n’importe quoi. La liberté est toujours fonction d'harmonie de l'interactivité au sein d'une situation donnée.

En cas d'imposition de ses désirs à l'autre il y a la violence et viol. C'est une soumission de la sensibilité de l’autre qui coupe l’interactivité et bloque la tolérance. Garder sa propre liberté est essentiel pour garder l’estime de soi. Marquer et afficher la juste distance est la façon appropriée pour développer la tolérance et la liberté dans le monde. La liberté est finalement aussi une qualité collective et dépend de chacun. La convivience n’est pas libre sans absence de violence ou d’imposition. La convivience en liberté est la première étape dans la réalisation de l'amour inconditionnel. L'intolérance provoque l'envie ou la jalousie de l'autre et enlève la joie. La joie est une preuve de la juste distance.

3.Accepter les limites des normes courantes. Elles sont le reflet du niveau relatif de la cohérence individuelle et collective du moment. Elles doivent constamment s’améliorer. Cela signifie être capable à valoriser l'expression des autres comme une expérience qui sert à indiquer une plus grande unité de l'ensemble. Ce n'est pas possible sans la maitrise des idées de ses concepts personnels. Cela demande que nous nous nourrissions constamment de nouveaux éléments dans la perspective de l'amélioration de notre capacité à évaluer ou interpréter d’une manière plus juste nos perceptions, créant ainsi des relations plus correctes.

Cela nécessite la coopération (synergie).Sans entrer dans la confrontation interactive nous ne faisons pas les expériences nécessaires pour apprendre les valeurs exactes de nos perceptions. En leur mettant dans l’interactivité de l'ensemble, nous pouvons les ajuster, relativisant nos exagérations ou sous-estimations.

En cas de fixation de ses propres convictions (l'égoïsme) comme plus valables à celles de autres nous provoquons des conflits. C'est le problème de la dualité du maître qui n'accepte pas d'être en même temps disciple. La perfection est une forme de réalisation dans un temps infini pendant que le propre des conditions humaines est de passer dans un temps linéaire. Il faut donc beaucoup de patience, d'humilité et d’incarnations pour passer de l'un à l'autre. La meilleure solution quand nous sommes confrontés avec ces fixations est de montrer une attitude plus désintéressée en rapport de l’ensemble (une expression de fraternité et de paix). La résistance de l'autre atteindra finalement une auto-solution.

4. L’expression d'une communication juste comme réaction. La communication juste est simplement qui organise ou structure les expressions de nos perceptions de façon équilibrée dans le contexte comme une réponse. Il s’agit de notre habilité de répondre à la réponse- capacité) de façon équitable. Il ne s’agit pas d'une réaction automatique, mais authentique. C'est l'attitude d'être flexible et ouvert au fait que nous sommes tous dans la voie de la perfection.

Cela nécessite une attitude permanente d'inviter l'autre à entrer dans une dynamique d’interactivité participative de communication, comme le fait notre cœur. Il s’agit de d’indiquer le chemin qui transcende les oppositions et les conflits. C'est le chemin solidaire du consensus qui consiste à créer une dynamique au-dessus des limites habituelles de notre vision.

Souvent, nous sommes confrontés avec la généralisation ou l’aveuglement d’une vision (exclusivité égoïste et monopole) valable pour tous. Sa base peut toujours être réduite à la peur, le manque d'expériences de l'amour, de confiance, de connaissance ... La meilleure réaction est de montrer de la compassion et du pardon. Cela suppose de comprendre les causes des fixations pour pouvoir créer un environnement plus ouvert. En concret c’est de montrer de la véritable confiance, de l'amour inconditionnel et d'enseigner dès de sa propre expérience et non dès des théories, mais basé sur des expériences concrètes.

La création d’un consensus passe premièrement par des actes concrets du cœur et non par la proposition d’idéaux visionnaires, si spirituels qu’ils soient. La compassion c’est venir à la hauteur de l'autre et permettre l'interactivité. Ce n'est pas une attitude passive de souffrir avec l'autre, mais active, qui fait appel au pardon. C’est remettre les erreurs dans le juste cadre d’une expression utile pour éclairer le sens de l’harmonie de la vie. Elle demande de la miséricorde ou la guérison de la cause de la disharmonie.


L'énergie de la tolérance est basée sur trois aspects essentiels qui motivent les aspects basiques:

5. L'intention de croître dans la vérité. Nous ne pouvons pas grandir sans des expériences dans lesquelles nous démontrons et testons notre potentiel, les talents ou le génie de notre âme. Chacun a un potentiel qui ne peut croître qu’à travers leur utilisation. Vouloir grandir dans la Grande Vérité de la Vie est le sens profond de la parabole des talents. A travers les expériences, nous confrontons notre vérité intérieure et extérieure. Cela nous permet de relativiser et d'ajuster nos convictions à une réalité plus grande que la nôtre. Ceci renvoie à une réalité au-delà des apparences visibles. Nos mots, les idées et actions servent à nous réaliser que nous faisons partie d'un tout plus vaste.

Ceci nécessite de former une vision toujours plus adaptée, supérieure et holistiques sur l'ensemble, en estimant plus correctement nos propres expériences en relation avec les expériences des autres et vice versa. Enfin, n’importe quelle façon de s’exprimer contribue à sa manière et à son niveau pour voir plus clair dans le véritable sens de la vie. Nous apprenons à travers les expressions nous rendre compte de la qualité des services que nous apportons à la perfection de l'ensemble. Sans cette participation active, autant que possible authentiques, nous ne pouvons pas entrer dans l'harmonie de l'ensemble (la symbiose).

Envers toute obsession de convictions ou sous-estimation de l’autre, quoi faire ? Nous exprimer de façon authentique avec le génie de notre originalité comme 'alternatif. L'authenticité fait partie de la grande vérité. En ce sens une expression authentique est de nature humble, elle est ce qu'elle est, rien de plus, rien de moins, et elle montre de soi-même ce qui nest pas conforme à la vérité. Elle donne la preuve de soi-même, sans enlever la liberté d'autrui, ni de le culpabiliser. Elle est le meilleur témoignage de notre solidarité, malgré les différences qui peuvent exister.

6. La volonté de la convergence de la conscience. Convergence n'est pas possible sans permettre ou tolérer des relations interactives pour guider nos différences vers son juste contexte et à son niveau approprié dans l'union de l'ensemble. N’importe quoi ne peut être uni, ni personne sans qu’elles aient des relations disposées a l’union.

Unir nécessite discernement. C'est le propre la conscience. Discernement se crée grâce à la compréhension du juste rôle de service que chaque élément a dans l'ensemble. Cela suppose de voir les nuances des différents éléments et leur juste niveau sur ​​l'échelle de tous les éléments qui composent l'ensemble. Discerner est faire la synthèse. C’est réunir tous les éléments, qui se présentent comme apparemment séparés, dans un ensemble cohérent et homogène. Ce n'est pas seulement un résumé mais le résultat du travail de la science et de la conscience de synthèse. Ce n’est pas simplifier, en mélangeant tout, ni pas séparer par analyse, mais insérer en reconnaissant les nuances dans des relations ou le service spécifique que les éléments rendent à l'ensemble. C’est découvrir la fonction des éléments d'un contexte donné dans le cadre de leurs relations justes dans l'ensemble.

Cela suppose « d’être «inconditionnel » ou une attitude impartiale qui appartient à l'intuition et l'amour inconditionnel. Être inconditionnel est la condition principale pour éveiller la conscience et d'obtenir discernement.

En face de la non-réceptivité de la conscience nous devons offrir la preuve de notre amour inconditionnel ou l’enseignement de nos expériences qui manquent à l'autre.

7. L'expression d'une confiance totale dans la sagesse de notre Soi supérieur. Exprimer confiance est créer nouvelles relations plus justes. Cela suppose de contacter le potentiel créatif de notre âme et de l'exprimer comme une célébration de la vie. C'est une preuve de sagesse que la créativité transcende toutes les frontières et les blocages. Créer est mettre les problèmes dans un nouveau contexte des relations plus équitables dans l'ensemble. Quelque chose est un problème à cause de sa séparation ou de sa distorsion dans l'ensemble. Créer est célébrer la vie en lui donnant une signification nouvelle, plus vaste et plus fidèle à la vie. L'effet de sa magie est d'unir, en dissolvant et modifiant les conditions qui limitent dans le contexte, car c’est une expression pure de la vérité, de l'amour et de sagesse (la vérité, le chemin de vie de tout). Créer est la solution intégrale ou le chemin suprême de la véritable tolérance. C’est le chemin qui conduit également aux miracles et au merveilleux.

Sans confiance dans le potentiel de notre âme nous ne pouvons pas être créatifs. Seul l'acte créatif donne une satisfaction durable. (sinagogie ou la célébration de la réunion). Face à un manque de confiance, seulement la magie de célébrer la vie d'une façon créative, peut restaurer le manque d'amour qui a conduit à ce blocage.

Enfin, nous constatons que la tolérance connait différents degrés comme l'intolérance. C’est liée au degré de réalisation de la convergence de notre conscience avec les autres dans une conscience collective, que ce soit planétaire, cosmique ou divine. En relation avec elle, nous sommes tous à différents niveaux de conscience et d'inconscience. L'inconscient nous maintient dans les limites de notre individualisme et provoque un poids de réactions collectives aveugles. Elle bloque la libération de la conscience collective ou holistique qui est en réalité une conscience de synthèse ou de convergence de consciences individuelles qui les transcende. La transcendance est le propre de la conscience de synthèse et l'essence de la conscience d’omnitolérance divine.

La vertu de la tolérance avec toutes ses implications est le premier pas concret et pratique dans la transformation actuelle du monde. Elle va au-dessus de dualités, de dominations, d’impositions, d’oppositions et de conflits qui nous séparent de la réalité supérieure de la solidarité entre nous et l'univers. La tolérance crée le centre neutre de l’énergie libre qui fonctionne comme médiateur d’accords dans un monde où la loi de division et de séparation dominent. Le moteur sélectif de l’élévation vers l’union dans la paix durable au moyen de d’harmonisation au lieu du vieux paradigme dualiste qui prétend la nécessité de conflits pour atteindre une paix toujours instable. La tolérance est l’attitude positive concrète par excellence dans la transformation du monde.

C'est la raison de la Grande Fraternité d'amour, de pardon et de compassion qui est gravée dans l'âme de chacun de nous comme le rêve du nouveau paradis à réaliser. Son absence dans le monde est la raison du retour actuel du Christ cosmique. C’est la clé de son enseignement pour entrer dans ce nouvel alliance avec le Divin, à l'intérieur et l'extérieur de nous.

mardi 11 octobre 2011

Partie 1 / 2

Le sens du mot «tolérance»

Il vient de Tol (élévation), de tula, en sanskrit = balance, éliminant les excès, de télé (loin) et de er-ance (de are: l'acte d’aller comme état d'être, au-delà de la règle ou la loi en vigueur ou acceptée, mais en équilibre (harmonie).

La tolérance est un état d'être qui va au-delà des limites et les conventions normales. C’est créer un équilibre ou harmonie en dehors de l'ordinaire dans un monde où le paradigme de la domination prévaut.

La tolérance est créer un équilibre entre oppositions, formant un "centre médiateur neutre", ce n’est pas une attitude passive, mais interactive. Elle n'est pas passive comme l’indifférence qui accepte n’importe quoi ou acte. La tolérance est l'élément sélectif de l'unité dans le processus d'harmonisation du monde. C’est le mécanisme typique de l'interactivité ou l’attitude positive par excellence pour la transformation du monde.

Une qualité de cœur

La tolérance est la première qualité du cœur, fondamentale pour son rôle d’harmoniser et de transmettre informations. S’exprime et se reflète:

- au niveau physique pour régler le pouls (vibrations / condition​​)
- au niveau émotionnel pour l'élection des sentiments (immunité / magnétisme)
- au niveau mental pour l'interprétation des perceptions (résistance / cohérence)
- au niveau supramental pour organiser les informations (flexibilité / évolution
- au niveau causal (effectif) pour les mots, les idées et les actions (talents / originalité)
-
au niveau bouddhique (relationnel) pour le charisme de la conscience (amour / rayonnement)
- au niveau divin pour la créativité comme célébration de la sagesse de la vie. (réalisation de la sagesse de notre être divin)

Contraintes et blocages

Chaque niveau connait les mêmes handicaps et blocages mais d’une autre nature selon le contexte physique, émotionnel, supramental, causal, spirituel ou divin. Domination, imposition, fixation, généralisation, obsession, manque de confiance et de réceptivité sont les blocages qu’on rencontre à chaque niveau mais dans un contexte différent. Il s’agit toujours d’un problème d'harmonisation ou d’équilibre par rapport aux exigences de l'interactivité, évoqués dans une situation donnée, entre le soi et l'autre, entre la conscience individuelle et la conscience collective. La cause est le manque de conscience individuelle ou collective, dans le présent ou dans la mémoire d'elles. Notre niveau de tolérance est liée autant au niveau de notre conscience collective qu’individuelle.

Au niveau individuel notre tolérance est conditionnée par les expériences de nos vies antérieures, même en dehors de la sphère planétaire. Elle est conditionnée plus directement, à partir de la naissance, par les conditions de famille, (les ascendants, les parents ...), l'environnement et les expériences de notre croissance dans toutes les directions. Au niveau collectif, elle est conditionnée par le degré où la conscience collective s’est libérée du poids aveugle de la masse inconsciente. Il y a donc une interaction entre le plan individuel et collectif.

Chaque vie nous nous incarnons dans des situations qui conviennent le mieux pour élargir notre tolérance à travers les inconvénients les plus appropriés. La tolérance est en effet le paramètre de notre évolution qui réalise en concret le potentiel que nous avons tous pour entrer dans l'omnipotence, l'omniprésence et l’omniconscience cosmique ou divine de notre être supérieur.


Nous pouvons faire ici une comparaison avec l'arbre de la vie

La conscience individuelle constitue la base du tronc, ses racines sous la terre. La conscience individuelle est autolimitée par notre conditionnement et les blocages comme expliqué ci-dessus.

Pour élargir la capacité à tolérer plus de lumière ou d'illumination, nous avons besoin d’ouverture à la lumière en dehors de notre propre ombre et celui de l'inconscient collectif de l'intérieur de la terre, qui nous maintient dans son poids aveugle.

Pour cela, nous devons créer le tronc collectif de l'arbre de la vie avec l'amour inconditionnel de nos cœurs. Le tronc est le travail de notre déconditionnement par le travail d'harmonisation, individuellement et collectivement. Cela signifie que nous purifions notre ancrage dans le monde de la manifestation, en donnant à nos racines, grâce à la lumière que nous intégrons (la volonté du Père), la nourriture et l'eau du ciel pour faire grandir le tronc ou l'énergie de nos cœurs unis. C’est ainsi que Jésus disait: Je suis le tronc, en parlant dès cet aspect d'union "christique" ou l'esprit de l'union divine. Ceci est l’énergie réelle (royale) de la tolérance, de la communication, de l'harmonisation et de la solidarité. C’est l'énergie qui s’est libérée pour créer l'accord entre les racines et les branches avec les feuilles qui captent la lumière spirituelle des réalités de la conscience supérieure de l'amour inconditionnel ou de l'énergie l'amour .

Notre défi dans le monde d'aujourd'hui est de créer cette union entre les deux mondes au-dessus et en dessous, grâce à l'énergie libre du cœur. Elle est médiateur, neutre, harmonise et unit les pôles opposés dans des accords comme le fait notre cœur au niveau physique. C’est l'union de notre conscience individuelle limitée avec la conscience collective divine à fin de réaliser la fraternité universelle et de solidarité entre nous.

mercredi 25 mai 2011

La lune le 28 mai 2011

Nous passons un printemps extraordinaire. Nous étions déjà averti en 1989 de ce printemps spécial avec les changements majeurs qui en seraient la conséquence. La lune se montre les derniers mois dans ce contexte dans son aspect Hécate (aspect de la fin du cycle solaire, de celle des croisements ou des coïncidences) comme un croissant tourné vers le bas provoqué par les changements des écliptiques terre-lune. Dans le cadre de la nouvelle astrologie cosmique nous avons fait une carte pour le mois de mai du système solaire. Le jour de Saint Germain, le 28 vers le fa fin de la nuit, apparaît une situation énergétique très spéciale qui pourrait avoir une influence directe sur le processus de la désintégration de la lune. De toute manière une situation extraordinaire se présente. Nous verrons bien.

jeudi 19 mai 2011

Convivience et personnalité

La qualité de nos conviviences dépend des relations que nous avons avec nous-mêmes, l’entourage et les autres. C’est l’essence même des changements du monde actuel. Développons ici une partie des éléments qui conditionnent ces relations avec nous-mêmes. Nous employons ici les termes dans leur sens profond et original.

Ces relations sont l’expression de la façon que nous concrétisons les idées via notre personne. De leur qualité dépend la justesse de nos relations. Si nos idées sont soumises à la domination du « je » ou « moi», elles se transforment, se limitent et se conditionnent à cause des exigences de l’ego qui construit une séparation. Nos expressions deviennent alors des manipulations d’amour et de sagesse qui font perdre le sens de l’inconditionnel et de l’authenticité de notre personnalité. Pour comprendre ce processus il est nécessaire de comprendre la signification de la personnalité et de l’identité avec ses constructions du « je » et de « l’ego ».

La personnalité est l’interface ou le medium (masque) d’interactivité entre le principe universel de la création et ses manifestations, entre autres dans nos dimensions. Cette interface permet que le son (le verbe) donné par le principe créateur (appelé aussi Dieu) se concrétise ou s’incarne en prenant forma et force dans un corps de lumière. La personnalité unit les expériences du créé avec son principe créateur pour qu’elle puisse fonctionner comme une image de la personnalité originale en expérimentant en directe ses sons originaux et créateurs dans une forme concrète. Notre personnalité est donc une qualité divine et spécifique de la personnalité originale, infinie et universelle, conférée à toute système énergétique vivant qui inclut le mental et le spirituel.

La personnalité du créé est unique dans sa relation avec son principe universel. Elle est aussi unique et pas changeante dans le temps et l’espace, dans l’éternité et dans le paradis. Grâce à elle nous pouvons nous connecter avec l’ensemble de la création et nous référer dans les différentes réalités de la création. Elle est relativement créative et « pas totalement soumise » aux restrictions de la loi des causes et effets (karma). Elle fait que l’intelligence des créatures pousse à faire l’effort de maîtriser l’énergie de la matière, dont la première impulse est de survivre. Elle n’a pas d’identité mais elle peut s’unifier avec l’identité de tout système énergétique vivant.

Nous pouvons définir notre personnalité unique comme notre double ou notre être supérieur. Elle est capable d’évoluer au-delà des limites spatiales-linéaires-temporelles et vibratoires des dimensions de la terre. Elle peut donc anticiper sur les conséquences des expériences que son potentiel aurait dans le futur et nous en informer par des intuitions et des signes lumineuses à condition que nous n’en sommes pas séparés par notre ego.

Séparés de notre personnalité nous nous pouvons seulement projeter dans un futur sombre et hasardeux parce qu’il est inconnaissable et impénétrable pour notre mental concret limité. Le concept d’identité trouve son origine en lui.

L’identité est un concept subjectif du mental concret. Il la crée comme une réaction d’orientation pour nous rendre compte de notre union avec notre personnalité. Elles forment une union au moyen de rêves, d’intuitions et de signes. Du moment que l’identité se développe elle devient le je ou le moi. Il peut ensuite prendre différents niveaux qui se présentent comme la trinité de notre identité :

- l’enfant : le niveau le plus pur de l’identification du moi (je) avec notre personnalité et le moins conditionné. C’est le moi le plus proche de son intégration dans le moi supérieur et l’âme. C’est pour cela que sur le plan spirituel nous employons l’image d’être comme enfant dans notre comportement avec cette différence que l’enfant est inconscient et par conséquence vulnérable tandis que notre finalité spirituelle est d’être conscients et responsables.

Dans son état initial de la vie incarnée, la seule chose qu’il doit faire est de survivre : respirer, manger, dormir et évacuer ce qui n’est plus nécessaire. Il dort beaucoup pour garder un contact intime avec l’être supérieur de sa personnalité qui offre à ses corps inférieurs les informations qui procurent un futur optimale.

Parallèle à ce qui nous arrive à travers nos intuitions, dans l’état du sommeil paradoxal nous sommes connectés avec notre source et nous y recevons les indications nécessaires pour nous exprimer de manière plus adaptée et correcte pour survivre. Durant le sommeil nous faisons une sorte de reprogrammation de nos corps à l’aide des ondes theta du plan subconscient. Le sommeil est tellement important pour l’enfant pour des raisons de protection. Les corps inférieurs de l’enfant ne permettent pas des adaptations ou des impacts forts par manque d’expériences dans son incarnation récente. Il ne peut pas encore supporter une interactivité intense avec le monde très conditionné et limité qui nous sépare du potentiel de notre être supérieur.

Au fur et à mesure de sa croissance, plus d’interactivité avec l’entourage est permise et le moi apprends à se défendre et à s’adapter. Pourtant, la connexion avec sa source reste aussi importante pour l’adolescent et l’adulte comme moyen d’équilibre et de réorientation avec le propre plan du destin.

Le moi comme premier impulse de survie se concentre en principe dans le sexe et le sacrum qui repartit l’énergie vitale à travers le corps. Au fur et à mesure des expériences, l’énergie vitale se diversifie et devient aussi énergie sexuelle, émotionnelle, mental et spirituelle. En principe innocents et inconscients, les enfants se conditionnent par l’interactivité avec les énergies conditionnées des autres personnes et de leur entourage. Ils accentuent ainsi la formation et la domination de l’ego qui diminue le rôle de la personnalité de notre être supérieur par le principe de la séparation. L’enfant entre alors dans le stade de l’adolescence.

- l’adolescent : c’est l’enfant qui se réveille de son inconscience à travers des expériences qui le séparent de l’innocence et de la authenticité de son être supérieur. Cette séparation avec son double supérieur, provoquée par des limitations, des frustrations, des conditionnements et des soumissions, stimule un comportement « révolutionnaire ou rebelle ». Elle renforce le besoin de construire mentalement une personnalité egocentrique et artificielle, appelée ego. Elle correspond à l’intensification de sa compréhension mentale qui a besoin pour sa défense d’exprimer de plus en plus ouvertement sa volonté sous forme de «moi, je veux».

Cette identité egocentrique de protection est poussée, comme cela se passe pour tout le monde autour d’elle, à se projeter dans l’obscurité du futur. Elle est poussée à créer un futur de fantasmes et d’idéaux qui ne correspondent pas forcément aux indications qu’il pourrait recevoir de son double supérieur. Les faiblesses et déformations qui le conditionnent et entourent, souvent pas surpassées, renforcent la construction mentale de son ego. Il devient une façade de protection, cachant ses côtés obscurs contre les attaques de l’extérieur. Les adolescents construisent ainsi leur propre paradis que les adultes ont souvent du mal à comprendre et accepter. L’ego forme effectivement une vision personnelle, parfois très exclusive et limitée en dehors de l’ordre « normal », comme raison et finalité de sa vie. Il y a le risque qu’il ne voit pas l’autre comme une aide mais comme une concurrence ou menace à la réalisation de son idéal. Il va alors manipuler l’harmonie de l’ensemble dans laquelle il vit pour atteindre ses objectifs

Le problème de l’adolescent est l’intégration et l’harmonisation dans l’ensemble. L’énergie de survie du sacrum se déplace dans cette période vers le cœur et son centre énergétique dans le dos. Le cœur est le centre d’harmonisation universel. Il fait la liaison avec le dynamisme vital de l’âme grâce à quoi celle-ci reste incarné. Le cœur emploie pour cela la technique de l’harmonisation avec toutes les parties du corps et l’ouverture vers l’environnement et l’autre.

L’énergie vitale devient maintenant aussi énergie sexuelle. Dans le processus de séparation, son être supérieur stimule plus intensément l’aspect sexuel de l’énergie vitale comme réponse à la nécessité de l’âme de recevoir la nourriture pour la libération de son potentiel créatif. La sexualité est une expression directe de la créativité et stimule l’éveil de la conscience. Selon le cas, cette énergie se fixe (nostalgie à l’innocence et l’insouciance de l’enfance), s’élève (augmentation de la sensibilité pour l’autre et pour l’activité mentale à fin de mieux comprendre) et/ou se sublime vers les plans supérieurs de la sensibilité, de l’intelligence et de la conscience.

- l’adulte : quand l’adolescent devient adulte ses idéaux sont confrontés avec la réalité des autres. Le moi cherche à se défendre et à consolider ses constructions et projections dans la consolidation de son ego. Il cache autant que possible ses faiblesses ou son côté sombre en évitant tout qui mène à la confrontation en essayant de dominer l’entourage.

En séparant d’avantage sa personnalité supérieure de l’ensemble du monde incarné, il peut devenir un être qui se sent profondément seule, même perdu. Seul, dans l’insécurité et la peur, son mental limité le projette dans un avenir qu’il ne pourra jamais maîtriser puisque inconnu et sombre. Il peut aussi se bloquer dans l’euphorie du pouvoir artificiel des manipulations qu’il crée avec sa volonté pour s’assurer que personne ne puisse menacer la réalisation de son rêve. Pourtant cela conduit toujours vers l’autodestruction en générant des situations de plus en plus imprévisibles, dangereuses et pas coïncidents avec le potentiel de son être supérieur.

Chez l’adulte le centre d’activité énergétique se concentre dans la tête et avant tout, par manque de connexion avec son être supérieur, au niveau du front par la projection egocentrique du mental dans le futur. En plus, son raisonnement concret a tendance de prendre le dessus pour tout contrôler au dépit de l’énergie d’harmonie (amour) du cœur. La compréhension a tendance à se réduire à des concepts prouvés et constatés avec leurs règles qui deviennent toujours plus exigeantes. Elles gèrent tout dans un système fataliste de causes et effets qui réduisent la vie et la liberté par manque d’ouverture de conscience.

C’est seulement le sage qui garde le contact avec le monde spirituel et conscient de son être supérieur en utilisant et développant son intuition. Il ne perd pas le bon sens de la nécessité de l’activité intense de son mental. Pourtant, il ne l’emploie pas pour tout contrôler, mais pour s’en servir comme moyen de compréhension et de réorientation de sa conscience et de ses actes vers des relations plus justes dans l’harmonie de l’ensemble.

En faisant le point sur ce qui est expliqué ci-dessus nous pourrions dire que l’identité du moi avec ses constructions de l’ego est comme une voiture. Notre double supérieur est le conducteur. D’ordre supérieur, il est capable de voir au-delà des limites de l’horizon terrestre. La marque de la voiture est l’ensemble de notre identité physique, émotionnelle et mentale. Elle contient les qualités et les faiblesses de nos conditionnements : l’aspect énergie pure représente notre moi-enfant qui puise son énergie de fonctionnement et de survie du réservoir, le sacrum. Cette énergie alimente le moteur qui forme notre cœur, l’aspect adolescent. Il fonctionne comme harmonisateur avec l’ensemble de nos corps selon la situation. Enfin, il y a le volant qui oriente l’ensemble vers l’évolution harmonieuse de l’ensemble. C’est l’aspect adulte.

En fait, tous ces éléments sont nécessaires pour pouvoir rouler ou vivre. Aucun élément n’est à supprimer. Seulement, il faut que leur fonctionnement ne prenne pas le dessus et soit complètement intégré dans l’ensemble en servant parfaitement le conducteur. C’est lui seul qui est capable de conduire correctement la voiture et pas l’inverse. Il le fera par sa personne unique, nécessairement de façon unique, en essayant d’affiner autant que possible les possibilités du véhicule (les corps) et en perfectionnant ses défauts et faiblesses selon la situation dans lequel il s’est posé, c'est-à-dire incarné.

L’absence de toute personnalité serait une catastrophe pour le conducteur parce qu’il n’y aurait plus de reconnaissance possible du principe créateur et de l’énergie de sa source. Essayer d’éliminer l’identité avec ses constructions égotiques mène toujours à leur renforcement en provoquant des déséquilibres importants, même graves. Les énergies du cœur risquent de devenir instables et subir des sauts du haut en bas, nourris par les impulses incontrôlés du centre du plexus (sentimentalité) ou même plus bas (impulses sexuels et énergétiques). Cela a comme effet que le cœur s’emballe dans un monde exalté, agité entre sentiments imaginés et pensées illusoires de réalisation. Ces exagérations sont grand danger de la spiritualité.

Par contre, l’intégration par l’alignement de notre identité et ses constructions de l’ego avec notre être supérieur, est la seule garantie pour que le potentiel lumineux de notre âme puisse se réaliser dans les meilleurs conditions et nous crée un futur lumineux au lieu de fatal et sombre. Comme dans le parable des talents, ils ne peuvent non plus se développer quand nous enfouissons leurs instruments.

Pour faire des expériences justes, il nous faut donc accepter nos ombres et les éclairer pour pouvoir découvrir à nouveau le potentiel de l’enfant original, non conditionné, capable de s’unir avec l’ensemble. Seulement, maintenant ce ne sera plus dans l’inconscience mais dans la conscience que les déviations possibles de notre ego n’entravent plus l’harmonie de l’ensemble. Il faut pour cela que nous entrons dans l’esprit de service pour l’harmonie de l’ensemble. Ceci implique l’attitude positive et l’impulse de l’idéalisme créatif de l’adolescent qui s’ouvre en même temps pour l’éveil dans la conscience du sage-adulte. Enfant-adolescent et adulte forment donc une unité.

Dans cette unité nous pouvons exprimer dans nos actes, pensées et paroles notre relation unique et juste avec notre principe créateur universel. Cela implique, dans le cadre de la convivience, que les personnalités de chacun se sentent référées comme éléments constructifs dans l’harmonie de l’ensemble et respectent le principe que chacun a besoin de pouvoir exprimer de façon libre, unique et authentique l’énergie de l’amour inconditionnel (du verbe ou son) reçue dans sa personne. Sans cela il n’y a pas de relations justes possibles entre les êtres humains, ni entre êtres spirituels de lumière. Les actes qui ne respectent pas ces principes ne peuvent pas contribuer de façon directe à la transformation positive du monde, aussi élevés qu’ils soient. Non plus contribuent-ils a la création d’une véritable conscience collective.

jeudi 16 décembre 2010

Le nouveau paradigme : la convivence ou comment vivre des relations plus justes à travers les cycles énergétiques : partie 2 l'hiver

Dès l'automne notre activité extérieure baisse en favorisant de l'introspection.
L'hiver nous pousse, par la baisse de la température, à rentrer à l'intérieur et à nous intérioriser, pendant que nous sommes en même temps plus sensibles à l'entrée de nouvelles énergies. La terre, dirigée vers à l'extérieur de la galaxie, est maintenant plus exposée aux énergies extragalactiques. La lumière du soleil diminue son impact jusqu'à son minimum. Dans cette dernière période de baisse de lumière, avant que la nouvelle lumière va monter, il y a une période intermédiaire avec des moments de vide qui cuminent entre le 21 et le 24 décembre. Le cycle de l'année se termine et un nouveau se prépare. Dans cette période le temps et l'espace semblent se mélanger pour permettre une nouvelle fusion entre ciel et terre, entre la vieille énergie et l'intensification de la nouvelle énergie. Il nous permet de faire un bilan des expériences du cycle de l'année passée et de nous relier avec la réalité de notre Être Supérieur.
L'hiver est le temps pour nous reconnecter avec nos sources. C'est le temps du chemin de notre Être supérieur vers son expression. Il est le temps pour permettre une nouvelle naissance de l'expression du Christ-Bouddha en nous. C'est un moment décisif dans lequel nous choisissons de suivre la nouvelle évolution ou de rester dans le vieux.
C'est le moment où nous avons la coutume d'exprimer les vœux de nos rêves « christiques » pour le cycle de l'année prochaine. Mais ils paraissent être transformés en expressions automatiques sans beaucoup de conséquences du fait que nous ne voyons pas les actes concrets qui peuvent réellement améliorer nos relations collectives. Nous exprimons tant de désirs de paix qui restent dans l'air sans se matérialiser !
Si nous voulons que nos désirs soient réels et que nous ne restions pas uniquement au niveau des bonnes intentions, nous devons recourir à des actions concrètes qui contribuent à la création d'une conscience collective à travers une masse critique, le véritable transporteur du changement souhaité. Nous avons donc besoin d'un changement dans notre attitude et comportement. Préparer ce changement réel il est l'essence de l'hiver. Dans la médecine chinoise c'est le temps des reins ce qui indique l'élimination du passé.
Une attitude de changement concrète est de ne pas pratiquer plus les vieux paradigmes de domination et de subordination qui renforcent le vieux système de division, aussi spirituel qui soit le terrain de notre action. L'expression de l'authenticité à travers nos expressions est la clé du changement. Seulement elle libère notre potentiel créatif et garantit notre liberté. Seulement elle mène à une responsabilité collective pacifique.
Elle suppose une attitude fondamentale :refuser tout ce qui n'accorde pas avec une vision d'un ensemble harmonieux dans lequel chacun peut développer et valoriser son potentiel.”
C'est une forme de révolution pacifique qui impliquerait de plus en plus une désobéissance civile non-violente face à toute injustice et à toute pratique douteuse. C'est rompre avec les paradigmes qui nourrissent nos peurs et incapacités de changer quelque chose. Ils nous poussent à être toujours plus occupés, en travaillant pour pouvoir dépenser de plus en plus, en créant notre dépendance à l'argent à fin de posséder toujours davantage de choses qui nous occupent tant que nous perdons notre liberté et notre santé. C'est la fausse idée que l'abondance est un objectif qui peut exister au niveau individuel isolé. L'abondance, comme la paix, existe seulement comme qualité collective. Cette illusion est la raison pour laquelle nous restons manipulés selon les propres intérêts d'une minorité. Elle nous gouverne, en exploitant l'inconscience de la masse dans laquelle nous disparaissons et dont le poids nous incite à un comportement automatique et aveugle, en stimulant des faux désirs et un agir selon des règles qui ne servent pas au bien de tous. Cela crée l'attitude générale de notre égocentrisme et individualisme. J'agis ainsi parce que tout le monde fait ainsi. L'inconscience collective justifie nos actes!
Le refus a faire toute chose qui empêche de nous valoriser c'est la clé de la transformation actuelle du monde. Le refus est une marche dans la haute spiritualité en tant qu'initiation dans la conscience supérieure. C'est la dernière étape pour entrer dans les trois étapes supérieures de la conscience collective divine.
Donnons des exemples concrets qui traduisent cette attitude. Nous avons la coutume de se donner des cadeaux en ce temps de la fin de l'an. C'est un principe honorable si ce n'est pas une manière de remplacer notre manque continu de partager de l'amour. Un cadeau comme expression du cœur n'est pas en rapport directement avec l'importance de son prix ou de sa forme, ni à une quantité. C'est seulement un cadeau quand il valorisera l'être supérieur, divin de de l'autre et le libère. Alors une simple embrassade sincère peut être plus effective que tout objet. C'est seulement la vérité de notre attitude qui valorise nos cadeaux.
Nous pouvons renverser la tendance par laquelle notre vie s'est totalement transformé en dépendance de l'argent. Nous ne pouvons plus rien faire sans argent. Par exemple, si nous commençons a donner gratuitement tout ce qui nous avons en trop et dont nous n'avons pas besoin, nous changeons déjà cet esprit de dépendance collective inconsciente. Nos maisons débordent de choses!
Le refus réel n'est pas seulement de « ne pas faire », ne pas exprimer. Le refus est une attitude de faire, sans faire. Il est de créer le terrain neutre qui permet d'initier d'autres possibilités, plus harmonieuses et justes pour les rapports entre nous. Par exemple. Nous n'achetons plus d'autres produits malsains ou d'origine douteuse. Nous achetons des choses les plus naturelles possible et réduisons nos achats à l'essence. En libérant de l'argent nous pouvons de cette façon soutenir des initiatives qui servent à l'harmonisation de l'ensemble de la vie et en premier lieu à ceux qui en ont le plus besoin.
Il est clair que le pouvoir de l'inconscience peut interpréter ces choses comme un menace au système qui protège ses intérêts et qu que cela lui donne peur de perdre le contrôle face à l'inconnu, le nouveau qui est en train de voir le jour. Changer nos relations dans des attitudes plus justes qui nourrissent la conscience collective est donc nous libérer des dominations et les séparations collectives. Mais faisons-le avec prudence!
L'hiver est le temps pour commencer ce changement de notre attitude tant au niveau interne, comme au niveau familial et avec nos amis. Il prépare le temps de croissance et de l'expression au niveau externe du printemps. Ceci exige des actions concrètes, effectuées par une masse critique où nous sommes les premiers acteurs.
Dans le blog libération maintenant on trouve ce texte de Freeman : JE SUIS LE CHANGEMENT QUE JE VEUX VOIR DANS LE MONDE. LE CHANGEMENT COMMENCE EN MOI MÊME. LA RÉALITÉ QUE JE VIS EST MON PROPRE REFLET. TOUT CE QUE J'ÉMETS RETOURNE, PARCE QUE TOUT EST UN ET TOUS NOUS SOMMES UN. LE UN EST INFINI, ABSOLU, ÉTERNEL; C'EST LA PLÉNITUDE. JE SUIS LA PAIX, ET L'EXPÉRIMENTE QUAND JE ME RÉCONCILIE ET ENTRE EN HARMONIE AVEC TOUT CE QUE JE SUIS ..... C'est tout un défi de réconcilier nos intuitions subtiles les plus élevées avec la confusion dense du monde mental dans lequel nous vivons. Qu'est-ce que cela peut nous faire si Dieu existe ou n'existe pas, s'Il est loin et que ne pouvons pas compter sur Lui dans les moments difficiles ? La dimension spirituelle humaine trouve seulement son plein sens si elle sert à aider les gens à vivre correctement ces moments.




mercredi 1 décembre 2010

le nouveau paradigme: convivence et critique


Un des slogans de la nouvelle spiritualité est : ne pas critiquer. Il est appliqué et répété par les adeptes de la nouvelle spiritualité sans se rendre compte ce que ceci peut signifier et ce que en peuvent être les conséquences.

Recherchons ce que implique le mot critiquer que nous comprenons généralement comme ayant un sens négatif de juger en condamnant, en désapprouvant, en réprouvant, en rejetant, en attaquant, en excluant, en séparant ou en agressant, en résumé : répandre des pensées et des sentiments négatifs. Nous sommes d'accord que répandre de la négativité ne nous aide pas à élever notre conscience et que ce slogan est justifié dans ce sens restrictif. Du point de vue spirituel nous avons réduit le sens du mot « critiquer » principalement à sa signification négative. Mais c'est seulement une partie de son vrai sens.

Le mot critiquer vient du Grec pour indiquer :

- le verbe critiquer : krino (κρίνω) ou juger n'a pas toujours une connotation négative, cela permet de « discerner » ce qui est aussi synonyme de juger.

- l'adjectif critique : krisimos (κρίσιμος) qui indique une situation décisive, cruciale, ou qui peut inclure crise, perte, tantôt quelque chose de mauvais ou immoral ou tantôt quelque chose de bien, essentiel.

- le substantif critique : kritikei (κριτική) qui indique l'activité de juger un fait ou un événement dans un bon ou mauvais sens.

C’est clair que cette réduction du sens est dangereuse et a conduit à beaucoup de confusion. Il fait croire à certaines qu'il n'est plus nécessaire de juger. Cela veut dire d'accepter tout sans valoriser nos informations pour développer notre discernement ! C’est la porte ouverte à tous qui ont, ou prétendent, avoir du pouvoir, spirituel ou autre, pour nier ou neutraliser toute réaction fait face aux expressions qu'ils veulent imposer. Ils le font souvent au nom de l'amour ou des règles inéluctables de convenance et parce qu'ils sont de source spirituelle, mais souvent d'origine assez personnelle et difficilement vérifiables. Nous entrons ainsi dans la manipulation et la soumission.

Une source spirituelle qui ne respecte pas l'authenticité et l'originalité de l'autre, nie le libre arbitre et la croissance du discernement. C'est le contraire du respect, de l'amour et de l'essence de la convivence. Ces réflexions valent surtout dans le cadre de la transformation du monde dont l'objectif est justement de libérer le potentiel du génie authentique de chacun.

Cette transformation demande la libération de toutes les restrictions de conscience. C'est une ligne projetée par les maîtres spirituels de la sagesse. Dans ce contexte soient seulement justes les informations, indications et réflexions qui aident à libérer, à développer, à guider et à canaliser ce potentiel créatif. Le temps de suivre et de subir passivement des normes strictes touche à sa fin. Maintenant arrive le temps pour unir les consciences dans une conscience collective vive. Suivre et souffrir ne peut plus être source de joie, de satisfaction, de réalisation concrète et d'abondance.

Nous traitons ici le processus du réveil de la conscience collective, ou de la sortie de la conscience individuelle du poids aveugle de l’inconscience collective, sans quoi il n'y a pas de convivence réelle. Effectivement, des relations justes ne sont pas possibles sans un processus conscient, créatif et interactif. Nos relations incluent différents niveaux de réalisation de conscience. Sans permettre une interactivité il n'y a pas de possibilité de nous adapter et il manquerait l'essentiel : l'interactivité. Elle suppose une attitude de bienveillance consentante et bénigne. Cette attitude positive nécessite un travail mental de feedback contrôle de nos informations perçues, en les projetant dans un ensemble d'harmonies de vision globale et holistique au-dessus de toute vision personnelle. Ceci est le sens de la critique positive.

Pour éviter cette confusion avec une interprétation négative, il faut mieux appeler cette activité positive de non division et de non rejet : « faire des réflexions de valorisation » ou « faire des valoriflexions ou valoriflexionner ». Nous employons ce nouveau mot pour indiquer le changement du cadre de perception et de l'interprétation personnelle au cadre de l'élaboration de la conscience de groupe dans un de l'ensemble qui valorise les visions individuelles en les harmonisant avec le dynamisme croissant d’une vision holistique.

Ceci est complètement nouveau pour le fonctionnement du mental humain. Il s’agit de projeter nos expressions dans le cadre de l’harmonie de l'ensemble. C’est un changement fondamental de notre existence égocentrique et notre séparation tridimensionnelle vers notre être supérieur multidimensionnel. Seulement dans cette réalisation nous sommes tous un. Dire que nous sommes un ne suffit pas, il faut des actes concrets. Cela suppose le changement de la nature de nos relations, c'est-à-dire cela suppose une ouverture pour une solidarité concrète entre les êtres humaines.

La solidarité deviendra seulement une réalité par l'expression authentique de chacun. Une telle expression demande le contact avec notre être supérieur qui s’appuie sur le potentiel créatif de notre âme. C'est notre âme qui est capable de donner à nos expressions des valeurs universelles au-dessus des valeurs basées sur notre conscience personnelle limitée. Nous connaissons ces valeurs comme la bonté, la douceur, la paix, l’harmonie, la vérité, l’unité et l’union.

Valoriflexionner est ouvrir les limites de sa conscience pour tous en créant une nouvelle conscience d'union collective dans laquelle chacun peut se reconnaître malgré ses différences.

Valoriflexionner ne contient pas d’agression, de contradiction ou de séparation, mais crée un terrain neutre ou de recul au juste milieu, ouvert à tous qui acceptent de laisser ou de transcender leurs expériences et visions personnelles.

Valoriflexionner n'est pas convaincre, ni s’ imposer pour avoir raison, mais créer le terrain qui invite à la réflexion interactive et solidaire entre égaux pour la création d'un consensus collectif reconnu et approuvé en toute clarté.

Valoriflexionner est le premier stade concret du potentiel créatif, les talents, de notre âme. Il est notre instrument propre pour dépasser ensemble nos divisions et arriver au service solidaire pour le plus grand bien de tous.

Le changement positif de notre planète a besoin de l'éveil et des actions concrètes d'une masse critique qui sert l'harmonisation de l'ensemble de la vie. Sans critique qui valorise nos expressions dans cet ensemble, il n'y a pas d'éveil.

Que critiquer se transforme en valoriflexionner !

L'Esprit de vérité

L'Esprit de vérité fait appel à la miséricorde qui implique la compassion et le pardon.

La miséricorde réunit toutes les qualités qui sont nécessaires pour l'ouverture de notre esprit et de notre conscience:

- l'humilité, au lieu du sentiment de supériorité ou de l'infériorité" permet de se mettre à la hauteur de l'autre et crée la communication nécessaire ou la syntonie pour que nos interactivités soient partagés dans les mêmes circonstances ;
- la patiente, au lieu de l'imposition autoritaire, permet l'adaptation de notre communication au rythme de l'autre et de l'ensemble et créent la synchronie dans la coopération;
- la bienveillance ou la valorisation de l'autre, au lieu du non-respect, permet de reconnaître à travers l'autre ce qui nous échappe et donc nous manque pour unir les forces de la synergie qui garantissent la paix;
- la magnanimité du cœur, au lieu de la rigidité mentale qui ne laisse pas de place aux expériences et instructions nécessaires pour pouvoir communiquer avec la vision des autres dans un processus de synopsis.
- la clémence et l'indulgence, au lieu du rejet qui est différent à soi-même, permet de pardonner à l'autre et faire appel à son authenticité pour qu'il entre dans la symbiose avec notre sphère de vivre et de penser;
- la générosité, au lieu de garder tout pour soi, permet d'aimer sans juger et de donner à l'autre dont il a besoin mais qu'il n'est pas capable d'acquérir de soi-même, c'est la concrétisation de con-science et de la science de synthèse;
- la créativité, au lieu de l'application conservative des règles strictes, permet de dépasser les blocages de la sagesse, enfaisant de la vie une
célébration qui exprime la possibilité d'unir et de réaliser le rêve du paradis, caché dans chacun de nous.


Chinus aquarius en fleur au jardin de Palmille

Chinus aquarius en fleur au jardin de Palmille
Pâques 2013 l'éclosion d'un esprit nouveau et d'une création nouvelle